Protection du travailleur isolé

Protection du Travailleur Isolé : vos équipes terrain sont-elles bien protégées ?

protection du travailleur isolé

Sur la route comme sur le terrain, les professionnels itinérants peuvent se trouver dans des situations d’isolement potentiellement dangereuses. Comment assurer leur sécurité en toutes circonstances et déclencher les secours appropriés dans les meilleurs délais ?

On entend par travail isolé « la réalisation d’une tâche par une personne seule, dans un environnement de travail où elle ne peut être vue ou entendue directement par d’autres et où la probabilité de visite est faible » (INRS). Pour la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés, « un travailleur est considéré comme isolé lorsqu’il travaille seul, hors de portée de voix ou de vue de toute assistance, dans un contexte qui peut s’avérer dangereux » (CNAMTS-Recommandation R416).

Les risques du travailleur mobile isolé

Il n’existe pas de définition réglementaire du travail isolé. Mais, au vu des textes précités, on peut considérer que tous les professionnels mobiles sont susceptibles d’être occasionnellement confrontés à des situations périlleuses où le fait d’être seul présente un risque supplémentaire pour leur sécurité et leur intégrité physiques. Si le code du travail interdit expressément que certaines activités soient réalisées par des travailleurs isolés*, de nombreuses situations auxquelles les travailleurs mobiles peuvent être exposés – pendant leurs déplacements ou leurs interventions – ne font l’objet d’aucun texte spécifique. On pense, par exemple :

Au commercial

qui, entre deux visites, perd le contrôle de son véhicule sur une route verglacée et peu fréquentée

Au technicien

qui, pour ne pas remettre une intervention, se blesse en posant ou déposant un équipement trop lourd pour être manipulé par une seule personne

À l’agent de maintenance

exposé à une fuite de produit toxique dans un sous-sol sans être équipé des moyens de protection requis

Au livreur

agressé physiquement par un client irascible ou mordu par un chien agressif en déposant un colis en l’absence du propriétaire

Au chauffeur routier

attaqué sur une route déserte par des voleurs de fret embusqués, ce qui n’est malheureusement pas une légende

Tous ces cas relèvent de l’obligation générale de sécurité de l’employeur et, notamment, de l’article R4543-20 du code du travail stipulant qu’ « un travailleur isolé doit pouvoir signaler toute situation de détresse et être secouru dans les meilleurs délais » et ce, qu’il y ait ou non négligence de sa part. En tant que garant de la sécurité au travail de vos employés, c’est à vous, employeur, qu’il incombe 1/ de prévenir les situations où l’isolement est un facteur aggravant et 2/de fournir à vos collaborateurs itinérants les moyens matériels et organisationnels de :

Donner l’alerte

en cas de danger, d’accident, de malaise, de chute, d’intoxication, d’agression, etc

Être localisés avec précision

même s’ils sont dans l’incapacité physique de s’exprimer

Être secourus

et recevoir les soins appropriés dans les meilleurs délais

Sécurité renforcée pendant les trajets grâce à la géolocalisation du véhicule

Compte tenu des risques inhérents à la circulation routière, la première technologie à mentionner est la géolocalisation des véhicules. Un système de géolocalisation embarqué (dans les voitures de service, les véhicules d’intervention et de livraison) permet à l’entreprise de savoir en temps réel où se trouve exactement un véhicule tout au long de son utilisation et, le cas échéant, de détecter des anomalies dans l’exécution de la tournée. Par exemple, si la personne chargée de coordonner les interventions d’urgence constate que le véhicule A est immobile alors qu’il devrait être en route vers le client suivant ou déjà arrivé, il peut contacter le conducteur sur son portable pour vérifier que celui-ci n’est pas en difficulté, voire en danger. En cas de non-réponse, il évaluera le risque et déclenchera la procédure appropriée. Disposant des coordonnées géographiques exactes du lieu où le véhicule est immobilisé, il pourra soit les communiquer aux services de secours, soit demander au conducteur du véhicule le plus proche de ce point de se rendre sur place pour prendre connaissance de la situation.

Equiper les véhicules de votre entreprise d’un boitier de géolocalisation permet également de les retrouver plus facilement en cas de vol. C’est la raison pour laquelle les gestionnaires de flotte tendent à généraliser ces équipements, d’ailleurs recommandés, voire exigés, par certaines compagnies d’assurance.

Protection de la personne grâce à un « DATI »

Mais, pour assurer la sécurité physique de vos collaborateurs mobiles, il ne suffit pas de pouvoir suivre et localiser leur véhicule ! La prudence recommande de les équiper individuellement d’un dispositif d’alarme du travailleur isolé (DATI). Le DATI peut être un système portable autonome ou, ce qui est nettement plus pratique, une application installée sur le smartphone de l’intervenant.

Dans un cas comme dans l’autre, le DATI a pour mission de déclencher et transmettre une alarme dans des situations jugées critiques par ou pour le travailleur isolé. Cette alarme peut être déclenchée manuellement, si la personne est consciente et libre de ses mouvements. Elle peut aussi être déclenchée automatiquement lorsque le système détecte une perte de verticalité (signe de chute), une absence de mouvement prolongée ou, si le système est équipé des capteurs adéquats, la présence de certaines substances dangereuses dans l’environnement.

Le message d’alarme contient typiquement des informations sur la localisation du travailleur concerné (coordonnées GPS), son identité et la nature de l’alarme (manuelle ou automatique). Il est envoyé vers une personne ou une organisation chargée de déclencher les secours appropriés, après s’être assurée qu’il ne s’agit pas d’une fausse alerte due à une erreur de manipulation ou à un dysfonctionnement.

Il va de soi qu’équiper vos collaborateurs d’un boîtier ou d’une application DATI n’a de sens que si vous mettez en place l’organisation nécessaire pour recevoir les alertes, procéder à la levée de doute et, bien sûr, déclencher les secours. Cette organisation doit être en mesure de réagir aux alertes et de les traiter en conséquence tant que vous avez des collaborateurs sur la route ou en intervention. Dans certains métiers, cela signifie qu’elle doit être opérationnelle 24 heures sur 24.

La priorité : prévenir et limiter l’exposition aux risques

Ces dispositifs techniques – DATI et géolocalisation embarquée – rempliront d’autant mieux leur office que vous veillerez à identifier les risques associés aux missions de vos collaborateurs et à éviter de les faire intervenir dans des situations ou des circonstances potentiellement dangereuses pour un travailleur isolé. Outre l’information en bonne et due forme des salariés concernés, la prévention passe notamment par :

  • des interventions bien qualifiées en amont, de façon à savoir si elles peuvent être réalisées en toute sécurité par une personne seule ;
  • des missions adaptées aux compétences et au niveau d’expérience de chaque intervenant ;
  • des tournées optimisées en termes de nombre d’intervention et de distance à parcourir, des plannings surchargés augmentant significativement les risques de perte d’attention et de vigilance.

Les solutions de planification et d’optimisation de Nomadia tiennent compte de ces paramètres pour permettre à vos collaborateurs mobiles de travailler au quotidien dans les meilleures conditions d’efficacité et de sécurité. De plus, grâce à l’acquisition récente du spécialiste de la sécurité humaine et de la protection du travailleur isolé Neosafe, Nomadia offre maintenant à vos collaborateurs itinérants une application DATI avancée qui renforce leur protection dans les situations à risque impossibles à prévoir.

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* Sont notamment interdits au travailleur isolé : le travail en hauteur, les manœuvres de camions et d’engins, les travaux électriques effectués hors tension et sous tension, les travaux exposant à un risque de chute dans l’eau, les travaux effectués sur les ascenseurs, les travaux en puits ou en galerie.