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Il est temps d’accélérer la décarbonation de vos activités !

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A l’heure où de plus en plus d’entreprises réalisent volontairement leur bilan carbone, on vous explique comment en faire un levier d’action et avancer concrètement dans la réduction de vos émissions de CO2 et la décarbonation de vos activités.

Le gouvernement multiplie les appels à la sobriété énergétique, notamment en direction des entreprises. Si ces appels visent en premier lieu à limiter l’exposition du pays aux risques de pénurie de gaz et d’électricité cet hiver, ils pointent l’extrême dépendance de notre économie aux énergies carbonées et l’urgence d’avancer dans la voie de la décarbonation, pour des raisons tant de souveraineté que de lutte contre le dérèglement climatique. Au service de ces deux objectifs indissociables, les entreprises disposent d’un précieux outil : le bilan carbone – à condition de le réaliser dans les règles et d’en faire un instrument de progrès, et non une fin en soi.

Bilan carbone, le point de départ indispensable

Pour le moment en France, l’obligation de réaliser un bilan des émissions de gaz à effet de serre (Bilan GES) concerne uniquement les établissements de plus de 500 salariés (250 en outre-mer). Ce bilan doit en outre être renouvelé tous les quatre ans et publié sur un site dédié de l’ADEME, accompagné d’un plan de transition décrivant, d’une part, les actions mises en œuvre et les résultats obtenus depuis le précédent bilan et, d’autre part, les actions et moyens envisagés pour les quatre années suivantes.

Il est intéressant de noter que de plus en plus d’entreprises s’engagent dans cette démarche alors qu’elles n’y sont pas obligées. C’est le cas d’un nombre croissant de PME-PMI qui n’attendent pas que la loi les y contraigne pour réduire leurs émissions de GES et, plus largement, l’impact de leurs activités sur l’environnement. A travers cet engagement volontaire, elles ne font pas qu’anticiper les évolutions réglementaires à venir. En réalité, elles mettent en place les conditions de leur compétitivité et de leur attractivité dans un monde où la performance ne s’évalue déjà plus seulement selon des critères financiers, mais aussi en termes de responsabilité sociale et environnementale.

Quoi qu’il en soit et quels que soient le secteur et la taille de l’entreprise, la réalisation d’un premier bilan carbone est une étape initiale indispensable pour savoir d’où part l’entreprise et déterminer ce sur quoi elle doit agir en priorité pour réduire durablement son empreinte carbone.

Un axe prioritaire : réduire les émissions liées au transport

Les domaines dans lesquels une entreprise peut agir pour améliorer son empreinte carbone varient considérablement selon son activité et le type d’énergie qu’elle consomme. Cependant, dans un pays où, en dépit des difficultés actuelles, l’électricité reste majoritairement d’origine nucléaire (et donc décarbonée), le poste auquel toute entreprise peut s’attaquer pour réduire significativement ses émissions de CO2 est le transport.

>> En France, le transport est le secteur le plus émetteur de GES. Il est responsable de 28,7% des émissions nationales, dont pas moins de 94,7% sont imputables au transport routier* en raison du poids écrasant des motorisations thermiques, tant dans le transport de personnes que de marchandises.

Si travailler dans ce sens s’est de longue date imposé comme une évidence aux entreprises dont le transport est le cœur de métier, celles dont tout ou partie de l’activité repose sur des équipes mobiles ont également intérêt à se pencher sur la question. Elles sont beaucoup plus nombreuses et diverses qu’on ne l’imagine ! On estime en effet que 40% des Français sont mobiles dans le cadre de leur travail, dont 27% parce que leur emploi est mobile par nature (livreurs, chauffeurs, taxis, ambulanciers, …) et 13% parce que leur métier nécessite des déplacements quotidiens. C’est le cas des commerciaux, des techniciens intervenant chez les clients pour des prestations d’installation ou de maintenance, des experts et diagnostiqueurs immobiliers, etc. Sans oublier tous les métiers de soins à domicile et de services à la personne.

Dans le cadre d’un bilan GES « simplifié » (scopes 1 et 2), tous les déplacements induits par ces activités entrent dans le calcul des émissions directes de l’entreprise (scope 1) et ce, que les trajets soient effectués dans des véhicules appartenant à l’entreprise ou aux salariés. Pour un bilan vraiment complet, L’ADEME recommande cependant vivement aux entreprises de prendre également en compte les émissions de GES relevant du scope 3 qui, entre autres émissions indirectes, couvre les déplacements domicile-travail des employés. Cette source d’émission est loin d’être négligeable quand on sait que ces trajets représentent plus de 60 km par jour pour 22% des Français en emploi et que 21 autres pourcents utilisent exclusivement leur voiture pour accéder à leur lieu de travail, bien que leur trajet soit inférieur à 9 km**.

Passer à l’électrique, la meilleure solution ?

Parmi les solutions proposées aux entreprises pour réduire leurs émissions directes de GES liées au transport, le passage à l’électrique est la plus fréquemment mise en avant.  C’est effectivement le moyen le plus radical de décarboner le transport. La transition des flottes d’entreprise vers le 100% électrique est une solution tout à fait pertinente pour les flottes de voitures. Elle est d’autant plus accessible que de nombreuses aides de l’État et des collectivités territoriales peuvent être mobilisées pour alléger la facture (les voitures électriques restent en moyenne de 20% à 30% plus cher à l’achat que les voitures à moteur thermique).

>> Attention cependant : depuis un an, la flambée du prix de l’essence et du diesel a accéléré la transition des parcs de voitures de société vers l’électrique. Les constructeurs peinent à répondre à l’augmentation de la demande et font face à une pénurie persistante de semi-conducteurs qui allonge considérablement les délais de livraison (plus d’un an chez certains constructeurs).

En revanche, pour les flottes de camions et d’utilitaires, l’électrification reste problématique. Bien qu’elle s’améliore, l’offre de motorisation électrique dans ces catégories n’est pas encore vraiment à la hauteur des attentes des entreprises, notamment en termes d’autonomie et de prix. Ceci explique en grande partie pourquoi, en 2022, 99% des poids lourds roulent encore au diesel, le 1% restant roulant principalement au GNV et ultra marginalement à l’électricité.

Optimisation des déplacements, un levier sous-estimé

La focalisation actuelle sur l’électrification des parcs roulants fait passer au deuxième plan une piste de réduction des émissions de GES pourtant accessible à toutes les entreprises : l’optimisation des déplacements, en premier lieu des tournées professionnelles. L’optimisation consiste à rationaliser les déplacements et les tournées des équipes mobiles de façon à réduire le nombre de kilomètres parcourus et, par conséquent, les consommations de carburant et les émissions de CO2 des véhicules thermiques.

>> Les entreprises qui optimisent leurs tournées en s’appuyant sur les solutions logicielles de Nomadia réduisent de 10% à 30% le nombre de kilomètres parcourus par leurs collaborateurs, ainsi que leurs émissions de CO2.

>> Grâce à une meilleure organisation des tournées dans l’espace et le temps, elles augmentent de 15% à 30% le nombre d’interventions ou de rendez-vous qu’un collaborateur itinérant est en mesure d’effectuer chaque jour.

>> La rationalisation des territoires et secteurs d’intervention leur permet en outre de mieux utiliser leur parc de véhicules et même, dans certains cas, de le réduire, tout en offrant à leurs collaborateurs mobiles de meilleures conditions de travail.

Cela signifie qu’en vous équipant d’une solution d’optimisation, vous pouvez faire des économies immédiates et des gains de productivité substantiels, tout en réduisant significativement vos émissions de CO2 liées au transport et aux déplacements. Et si, en parallèle, vous décidez de moderniser votre flotte en passant à l’électrique, nos solutions savent prendre en compte cette évolution, par exemple en intégrant dans le calcul des tournées la localisation des bornes de recharge et les temps de charge.

Quid des émissions indirectes ?

Dans une démarche globale de décarbonation du transport, les entreprises doivent également faire des efforts pour réduire les émissions indirectes, typiquement celles associées aux trajets domicile-travail. Le télétravail fait partie des solutions les plus faciles à mettre en œuvre, mais bien sûr, ne concerne pas tous les postes de travail.

Obligatoire pour les entreprises de plus de 50 employés, la mise en place d’un Plan de Mobilité Employeur (PDME) permet aux entreprises de favoriser l’adoption de modes de transport alternatifs à la voiture individuelle, en fonction des pratiques de déplacement des collaborateurs, de leur lieu de résidence et des conditions d’accessibilité de leur lieu de travail et des dessertes existantes. Souvent mis en place dans le cadre du PDME, le Forfait Mobilité Durable permet aux employés de bénéficier d’une aide financière de leur employeur dès lors qu’ils privilégient pour leurs trajets domicile-travail des moyens de transport décarbonés ou moins émetteurs de CO2 que la voiture individuelle : transports en commun, vélo avec ou sans assistance électrique, trottinette, covoiturage et autopartage.

Point non négligeable, les entreprises qui encouragent ces pratiques dans le cadre d’un FMD bénéficient d’exonérations d’impôt et de cotisations sociales pouvant aller jusqu’à 600 € par an et par salarié.

Partir sur de bonnes bases

Quelles que soient les pistes envisagées par votre entreprise pour réduire ses émissions de CO2 liées au transport, la réalisation d’un bilan GES s’impose pour en valider la pertinence et mettre en place un véritable plan de transition. Pour établir votre bilan dans les règles, vous avez besoin des données détaillées sur votre parc de véhicules et son utilisation (nombre, types, motorisation, poids, année d’acquisition, distance parcourue par chaque véhicule dans l’année). Nos solutions centralisent ces données et les actualisent au fil de l’eau de façon à vous fournir une estimation de vos émissions de CO2 globales ou, pour une approche plus ciblée, par tournée, par véhicule, par groupe de véhicules, etc.

Mais ce n’est pas tout ! Afin de vous faciliter la vie, Nomadia fait équipe avec Sami, la plateforme qui donne à votre entreprise la possibilité de « faire sa part pour le climat » en réalisant son bilan carbone selon la méthodologie Bilan Carbone® et en mettant en place un plan d’actions sur mesure. Pour que puissiez facilement fournir les données nécessaires à SAMI tout au long de la mise en œuvre de votre plan bas carbone, les logiciels d’optimisation Nomadia utilisent le format de donnée requis par SAMI et facilitent ainsi l’export vers la plateforme. Une raison de plus d’arrêter d’attendre et de passer à l’action maintenant !

*Source : Ministère de la transition écologique / Data Lab – Chiffres clés du transport – Edition 2022

** Source : Forum Vies Mobiles – Enquête nationale mobilité et modes de vie 2020