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3 pistes pour réduire l’impact du prix des carburants sur votre activité

3 pistes pour réduire l’impact du prix des carburants sur votre activité

A 2 euros ou plus le litre d’essence, vous voyez la rentabilité de votre activité partir en fumée ? C’est le moment ou jamais de vous tourner vers des solutions qui vous aident à réduire vos consommations de carburant – durablement.

Face à l’explosion des prix à la pompe, et à l’imprévisibilité de leur évolution, réduire sa consommation de carburant est la seule réponse réellement envisageable pour tous les professionnels qui ne peuvent pas se passer de leur véhicule. Cela va des ambulanciers aux transporteurs, en passant par tous les artisans et prestataires de services qui interviennent chez leurs clients et pour qui ni le télétravail ni les transports en commun ni les solutions de mobilité douce ne sont des options réalistes.

L’opportunité de faire d’une pierre deux coups

Les crises sont des contextes propices à l’accélération de changements considérés de longue date comme nécessaires, mais sans cesse repoussés parce que le rapport coût/bénéfice n’est pas assez significatif. A ce titre, le franchissement de la barre psychologique des « 2 euros le litre » et le prix du diesel dépassant certains jours celui de l’essence peuvent faire plus pour la transition énergétique que tous les discours rationnels sur la nécessité de réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre pour limiter les effets du dérèglement climatique. En d’autres termes, en cherchant aujourd’hui à réduire l’impact du prix des carburants sur votre activité, vous agissez non seulement dans l’intérêt bien compris de votre entreprise mais aussi en faveur du climat. Remettre à plus tard les décisions que vous pouvez prendre maintenant pour alléger durablement vos dépenses de carburant est d’autant plus risqué que la sortie des énergies carbonées est plus que jamais à l’ordre du jour, pour des raisons tant géopolitiques qu’écologiques.

Voici trois types de solutions que vous pouvez mettre en œuvre et, pour plus d’efficacité, conjuguer pour protéger votre rentabilité et préserver votre qualité de service, tout en améliorant votre bilan carbone.

Passer à l’électrique

Abandonner la motorisation thermique, c’est dire adieu aux douloureux passages à la pompe et réduire à zéro vos émissions de CO2. Recharger les batteries d’une voiture électrique coûte 3 à 4 fois moins cher qu’un plein d’essence/diesel. Même si le prix de l’électricité a beaucoup augmenté lui aussi (puisqu’il est indexé sur celui du gaz), passer à la voiture électrique apparaît comme la solution idéale, notamment dans les deux cas suivants :

  • Vos collaborateurs ne parcourent pas de longues distances quotidiennes. Ils peuvent par conséquent rouler une journée entière sans s’arrêter à une borne de recharge. Les batteries sont de plus en plus performantes, mais l’autonomie réelle des modèles les plus courants dépasse rarement 300 kilomètres. Les temps de recharge s’améliorent également mais, même avec les bornes rapides, il faut compter 20 minutes pour recharger 80% de la batterie et 30 minutes pour les 20% restants. Autant de temps pendant lequel, vos collaborateurs ne roulent pas et ne sont pas en intervention chez vos clients…
  • Vous opérez dans des environnements urbains denses. Les zones à faible émission (ZFE) se multiplient. A plus ou moins brève échéance selon les agglomérations, seuls les véhicules les moins polluants sont ou seront autorisés à y circuler. Rappelons que les véhicules diesel sont censés disparaître du Grand Paris dès 2024. Les véhicules électriques, voitures ou utilitaires légers, vous mettent à l’abri de ces restrictions.

Si vous optez pour cette solution, vous allez cependant rencontrer deux freins importants :

  • le prix d’acquisition. Le prix des véhicules électriques reste nettement supérieur à celui des véhicules à moteur thermique. Tout dépend des aides auxquelles vous pouvez prétendre. Si vous abandonnez vos véhicules essence immatriculés avant 2006 ou un véhicule diesel immatriculé avant 2011, vous êtes éligibles à la prime d’État à la conversion. Elle peut atteindre 9 000 euros pour un utilitaire électrique et 5 000 euros pour une voiture. Peuvent s’y ajouter des aides locales, allant jusqu’à 6 000 euros en Île-de-France. Bon à savoir, cette aide est accessible que le véhicule soit neuf ou d’occasion, acheté ou loué. La location peut s’avérer la bonne solution pour convertir votre flotte en douceur. A vous de faire vos calculs, en tenant compte bien entendu des économies que vous allez faire en ne passant plus à la pompe du jour au lendemain.
  • La disponibilité. La hausse du prix des carburants booste la demande pour l’électrique, mais la crise du covid, la pénurie de certains semi-conducteurs et la saturation du transport maritime ont ralenti la production et la livraison des voitures neuves. Si bien que les délais s’allongent, pour tous les types de voiture. En France, Il faut compter au minimum 6 mois… C’est également très tendu sur le marché de la location, où l’offre actuelle dépasse la demande, et sur le marché de l’occasion encore très limité.

Le « retrofit », une option valable ?

Le retrofit électrique consiste à convertir un véhicule thermique en véhicule électrique. Cette opération, autorisée en France depuis l’arrêté du 13 mars 2020, paraît particulièrement intéressante dans le contexte actuel. Elle est aussi vertueuse d’un point de vue écologique puisque le réemploi du véhicule représente une importante économie de matière. Malheureusement la filière est encore très peu développée et tous les modèles sont loin de pouvoir être « retrofités ».

Pour transformer votre véhicule diesel ou essence en véhicule électrique, il faut qu’il soit en circulation depuis au moins 5 ans. Il faut ensuite que le kit de conversion existe sur le marché pour le modèle que vous possédez et que vous trouviez un prestataire agréé pour l’installer. Une fois ces conditions réunies, le coût de l’opération reste relativement élevé, mais plus intéressant que l’achat d’un véhicule électrique neuf. Selon une étude récente de l’Ademe, il faut tabler sur 12 000 à 15 000 euros pour une citadine et sur 22 000 à 27 000 euros pour une camionnette. Les aides peuvent réduire la facture de 5 000 euros. L’Ademe estime que cette solution est pertinente pour les entreprises possédant une flotte de véhicules légers et, surtout, pour les entreprises utilisant des camionnettes/fourgons très équipés/aménagés, typiquement ceux des artisans. Le retrofit évite en effet de rééquiper le véhicule et lui permet de circuler dans les zones à faible émission.

Déployer un logiciel d’optimisation de tournées

Que vous utilisiez des véhicules thermiques ou électriques, vous avez tout intérêt à déployer un logiciel qui vous aide à réduire le nombre de kilomètres parcourus en optimisant vos tournées, qu’elles soient régulières ou non. Avec des véhicules thermiques, le bénéfice est immédiat : les entreprises qui utilisent les solutions d’optimisation Nomadia réalisent entre 10% et 30% d’économie sur leurs dépenses de carburant. Par exemple, grâce à notre solution TourSolver,

Si vous êtes déjà passé à l’électrique, vous réaliserez des économies du même ordre de grandeur, mais sur des montants moins élevés. L’intérêt d’un logiciel d’optimisation reste cependant entier parce qu’en optimisant l’ordre et le kilométrage de chaque tournée, vous pouvez aussi éliminer les passages à la borne de recharge en pleine journée. Le temps ainsi gagné vous permet d’augmenter le nombre de points desservis par tournée ou le nombre d’interventions par jour.

Quelles que soient les caractéristiques de votre flotte de véhicules, un logiciel d’optimisation vous permet de maximiser le taux d’utilisation de vos véhicules. Cela signifie que vous pouvez faire autant ou davantage avec moins de véhicules. Non seulement vous consommez globalement moins d’énergie, mais vous faites des économies supplémentaires sur les postes entretien et assurance de votre parc. Par exemple, pour le même nombre de tournées, Sodexo utilise 10 véhicules de moins qu’avant et réalise 150 000 euros d’économies par an.

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Adopter l’écoconduite

De toutes les pistes envisageables pour réduire l’impact du prix du carburant sur votre activité, l’éco-conduite est sans doute celle qui demande le moins gros investissement initial. En formant tous leurs conducteurs aux principes de l’écoconduite, les entreprises parviennent à réduire de 15% à 20% leur consommation de carburant. Sur des flottes importantes, cela représente non seulement des économies très significatives, mais aussi une réduction appréciable des émissions de GES puisque, en toute logique, moins on brûle de carburant, moins on émet.

La formation gagne à être prolongée par l’installation dans les véhicules de boitiers d’éco-conduite qui évitent aux conducteurs de renouer avec leurs anciennes mauvaises habitudes. L’offre de boîtiers s’est considérablement étoffée et il est désormais possible d’équiper un véhicule pour 150 euros – un investissement très raisonnable à mettre en regard d’une réduction de consommation allant de 5% à 15%, selon les contextes et le type de véhicule.

Vous n’avez aucune prise sur l’évolution du prix des carburants. Ce n’est pas une raison pour subir des hausses qui mettent à mal votre rentabilité et qui peuvent être fatales à votre activité. Grâce aux pistes que nous avons décrites dans ce billet, vous pouvez significativement et durablement réduire vos consommations de carburant, protéger votre entreprise et les emplois de vos collaborateurs, et limiter votre empreinte carbone.

Cela vous fait 3 bonnes raisons de passer à l’action dès maintenant !